Le monde du silence
Get Adobe Flash player

Modifications et/ou adaptations du recycleur

Introduction


Les modifications ou adaptations possibles sur un recycleur sont nombreuses et peuvent aussi bien porter sur des éléments importants de l'équipement que sur des points de détail.
On sait d'ailleurs que les plongeurs sont généralement prolifiques en matière de bricolages et d'inventions diverses. Les utilisateurs chercheront tout d'abord à équiper leur nouveau compagnon avec des éléments familiers pour en faciliter le maniement et par la suite, à apporter des améliorations à ceux existants. Dans tous les cas de figure l'objectif sera d'adapter le recycleur à son mode d'utilisation personnel.


Beaucoup de modifications visent principalement à améliorer le confort (harnais, détendeur) du plongeur mais d'autres sont plus radicales, et de l'Inspiration, il n'en reste que le coeur du système (canister, ordinateurs et tuyaux annelés).
Il faut cependant rappeler que toutes modifications majeures apportées à un élément font perdre automatiquement la garantie constructeur. il est également à noter qu'officilellement l'agrément CE n'est valable que pour la configuration d'origine du recycleur. Pour certaines modifications, il vaut donc mieux attendre la fin de la période de garantie.


Voici quelques modifications couramment rencontrés :


  • installation d'une plaque dorsale inox (ou alu) et d'un nouveau harnais (souvent OMS ou Dive Rite),
  • remplacement de la stab (plus gros volume, double vessie, etc.)
  • remplacement de l'inflateur détendeur (Auto Air type AIR2 Scubapro) par un inflateur classique + un détendeur (avec tuyaux à gauche),
  • mise en place d'une 4ème cellule O2 (associée au VR3 ou à un autre système de contrôle),
  • installation d'un porte cellule pour disposer d'une entrée de câble afin d'y connecter un ordinateur en backup (type Shearwater),
  • ajout d'une bouteille externe de diluant (généralement 3 litres) montée sur la boîte,
  • protections diverses (mécaniques, contre l'humidité...).

Et des moins courantes :


  • nouveau conteneur ou armature pour installer des bouteilles de volume supérieur,
  • nouveau système électronique de gestion de la PpO2.

A mes débuts, j'ai préféré apporter que de petites modifications pour améliorer l'utilisation immédiate du recycleur. Il faut d'ailleurs bien reconnaître, que l'Inspiration est très bien équipé dans sa configuration d'origine pour une utilisation loisir. Les quelques modifications ou plutôt adaptations que j'ai rapidement apportées touchent principalement à la sécurité (octopus, ADV) et à la protection mécanique de certains éléments (ordinateurs, socle).


Avec le temps et la pratique, il y a souvent de nouveaux besoins qui apparaîssent. Mais la modification qui reste la plus visible porte sur l'adaptation d'une nouvelle armature en remplacement de la coque d'origine.


 

Les options utiles à l'achat


Une des principales options à commander avec le recycleur est l'ADV avec son flow stop. L'Auto Diluent Valve, comme son nom l'indique, sert à ajouter automatiquement, du diluant (air, trimix, héliox) dans la boucle respiratoire lors de la descente afin de compenser la perte de volume. L'ADV n'est, en fait, qu'un simple détendeur, branché sur le circuit respiratoire, qui se déclenche lorsque celui-ci est en dépression.
La commande d'injection manuel du diluant (via le bouton sur le faux poumon inspiratoire ou encore directement sur la membrane de l'ADV), est bien sur, toujours disponible en cas de besoin.


Il est possible d'associer avec l'ADV un "flow stop" qui permet, par simple déplacement d'une bague, d'ouvrir ou de fermer l'arrivée de diluant. Le principal avantage du flow stop (ci-dessous) est sa taille réduite (7 centimètres de long) et son montage facile sur n'importe quel tuyau pour commander le passage du gaz.


L'image à droite, montre l'ADV avec un flow stop monté sur le circuit d'alimentation. Aujourd'hui cette option est quasi systématiquement montée d'origine.


 


L'option ADV avec le flow stop

La mise en conformité avec la règlementation


Pour être en conformité avec le code du sport, le recycleur doit être équipé d'une source d'air de secours pour alimenter un équipier en détresse. L'Inspiration est équipé, d'origine, avec un inflateur/détendeur (type AIR2 scubapro) monté en bout du direct système. Bien que cet accessoire puisse être utilisé pour donner de l'air à un binôme, il n'est cependant pas aussi pratique qu'un vrai octopus avec un tuyau long (un mètre cinquante ou plus). C'est pour cette raison que j'ai branché un octopus sur le 1er étage du détendeur de la bouteille de diluant.


Le montage d'un octopus est uniquement utile si vous décidez de ne pas plonger avec un bailout. Ceci n'est donc valable que pour des plongées à faible profondeur car vous comprendrez tout de suite qu'avec un bloc de 3 litres entamé, l'autonomie est plus que réduite. En fait, elle permet tout juste de remonter à la surface et sans palier. Pour avoir de plus amples précisions sur le problème de l'autonomie en recycleur, vous pouvez vous reporter au chapitre "Le bailout et ses accessoires (page : La pratique du recycleur Inspiration)".


L'inflateur/détendeur d'origine, de par sa longueur réduite, sera utilisé comme source d'air de secours personnelle, en cas de défaillance du recycleur. Il est d'ailleurs facile à localiser et plus particulièrement adapté à l'usage du plongeur recycleur.


Sur le côté gauche du recycleur, on retrouvera donc tous les tuyaux d'arrivée moyenne pression en provenance de la bouteille de diluant (direct système avec l'inflateur/détendeur, alimentation de l'ADV, octopus, injection manuelle de diluant). Au vue du nombre de tuyaux, il est d'ailleurs bienvenue que l'inspiration soit équipé, à l'intérieur de sa boîte, d'une barre de distribution des gaz qui permet des repiquages multiples.


Par précaution et afin de disposer d'une quantité de gaz supplémentaire, en cas de défaillance du recycleur, j'ai également monté un octopus compatible sur la bouteille d'O2. Cette source d'O2 pur, me permettra de réduire la durée des éventuels paliers une fois passé en circuit ouvert. Toujours par précaution (fuite, embout fusant lors d'un saut droit, gaz dangereux à forte pression partielle) j'ai monté un flow stop en série avec l'octopus O2. Afin que le deuxième étage O2 ne soit pas trop visible, je l'ai placé contre la bouée et près du corps. Ceci permettra de s'assurer que personne ne vienne le prendre en croyant que c'est un simple octopus branché sur une source d'air.


 

L'octopus air (côté gauche) bien visible
L'octopus oxygène (côté droit) et positionné pour être le moins visible possible

Les protections mécaniques


Une des premières protection qu'il m'est venue à l'idée d'installer est celle des 2 contrôleurs du recycleur.


En effet, les deux ordinateurs pendent au bout d'un long câble et sont les premiers à toucher le sol lorsque que l'on repose le recycleur. Il est donc préférable de ne jamais oublier de les accrocher en hauteur afin d'éviter de les laisser traîner au sol.
Pour amortir d'éventuels chocs, j'ai donc confectionné deux housses en néoprène (coupé dans une vieille combinaison) pour envelopper complètement les ordinateurs. La fabrication a été faite sur mesure à coup de ciseaux et de colle néoprène. L'esthétique est peut-être discutable (quoique assez discrète) mais l'efficacité est bien réelle.


Cette protection n'est pas obligatoire avec l'électronique Vision car la console est concu pour être fixée au poignet comme un ordinateur de décompression. Attention cependant de bien fixer la console avant chaque déplacement du recycleur car le câble est long et traine rapidemment par terre. Une protection devient recommandée si vous gardez la console flottante comme cela est souvent le cas des plongeurs vieillissant et atteint d'hypermétropie.


La seconde protection s'adresse au socle de la boîte du recycleur.
Tout le poids de l'appareil (environ 30Kg) est suspendu à une armature en plastique (genre PVC). Bien que l'ensemble soit solide, le recycleur ne reposera pas toujours sur la moquette accueillante d'un vieux chalut en bois.
Afin de prévenir un vieillissement prématuré du socle, j'ai donc préféré construire un sabot taillé sur mesure dans une plaque en aluminium.
Après avoir tracé les contours du socle sur la tôle, le plus difficile a été de découper correctement le métal et de réaliser, sur tout le pourtour, des bords relevés. Un vrai travail de chaudronnier ! La plaque est maintenue au socle par 5 rivets.


 


Protection néoprène du contrôleur Inspi Classic
Plaque de protectionPlaque de protection du socle
Protection pour la console VisionProtection néoprène pour la console Vision

Humidité et condensation


La fiabilité d'un recycleur a pour cause principale l'électronique embarquée et pour aggraver les choses, celle-ci baigne dans l'eau (protégée dans une boîte tout de même) ou dans une atmosphère saturée en vapeur d'eau en ce qui concerne les cellules O2. C'est cette dernière qui nous intéressera plus précisément dans ce chapitre.


Il est, bien sûr, vain de vouloir éliminer l'humidité ambiante, car le système complet concourt, non seulement à entretenir, mais surtout à créer de la vapeur d'eau. L'organisme humain a d'ailleurs besoin de cette humidité et c'est même un des avantages apprécié du recycleur par rapport au circuit ouvert (gorge sèche en fin de plongé).
Le corps humain, la chaux, l'écart de température entre l'intérieur de la boucle et l'extérieur, l'injection de gaz froid, sont des éléments qui entretiennent l'humidité et/ou la condensation.


En réalité, le seul endroit où l'excès d'eau pourrait poser problème est la tête du scrubber où se trouve les cellules d'analyse d'oxygène. Pour le reste du circuit, seule une inondation pourrait porter à préjudice. Mais c'est là un problème d'étancheité qui est hors sujet.


Le cahier des charges requière donc juste de limiter la formation des gouttelettes d'eau et de limiter les points froids à proximité des cellules O2. Ceci peux partiellement se résoudre en plaçant des absorbants et en isolant certaines parties de la boucle respiratoire du milieu extérieur, généralement plus froid. La place étant réduite et afin de garder un volume conséquent pour assurer une bonne homogénéisation du mélange, l'introduction d'absorbants dans la tête du scrubber sera limitée.
Les principaux points froids sont les pièces métalliques (écrous de fixation des tuyaux sur la tête) en contact avec l'extérieur, la buse du solénoïde (détente de l'O2) et le tuyau annelé en sortie du scrubber. Un absorbant pourra également être placé dans le fond du scrubber ou l'on retrouve régulièrement de l'eau.
Les absorbants utilisés seront de simple morceaux d'éponge et les isolants, du néoprène.


Malgré toutes ces précautions pour réduire l'humidité, il faut, tout de même garder à l'esprit que l'électronique de l'Inspiration s'acquitte parfaitement de sa tache dans cette ambiance sur-saturée. Les cellules sont d'ailleurs équipées de membranes hydrophobes. La seule précaution, connue de tous les propriétaires d'un Inspiration, est de ne pas poser l'appareil à plat, sur le dos, après une plongée afin d'éviter qu'une goutte d'eau ne puisse tomber directement dans la cellule centrale (à cause de la tête de vis de fixation du logement à pile qui se trouve en face et qui concentre l'eau). A part ce dernier conseil, les modifications préconisées dans ce chapitre permettront, tout au plus, de retarder un disfonctionnement potentiel des cellules.


Pour conclure ce chapitre, à mes débuts en recycleur, j'ai essayé de réduire vainement l'humidité (défaut de jeunesse !) dans le circuit et je me suis rapidemment rendu compte que cela n'avait que peu d'intérêt car les cellules sont conçues pour fonctionner en milieu humide et en plusieurs années de pratique je n'ai jamais constaté le moindre défaut de fonctionnement. Au final, je suis donc rapidemment revenu à la config d'origine sans le moindre souci.


 

Nouvelle armature Travel Frame


La coque d'origine de l'Inspiration, qui lui a value son nom de Yellow Turtle, à l'avantage d'offrir une bonne protection du coeur de la machine mais présente aussi comme principaux inconvénients : la taille et l'impossibilité d'adapter d'autres blocs que les 3 litres acier d'origine. Ces inconvénients posent particulièrement problème lorsque que vous désirez voyager avec votre nouvel ami. D'une part, il est difficile de faire entrer le recycleur dans le sac de plongée ou la valise et d'autre part il est n'est pas aisé d'emmener les blocs à cause de leur poids mais aussi du volume supplémentaire qu'il faut encore trouver à caser. Sans parler du souci que cela peut poser à certains contrôles de la police de l'air de présenter des bouteilles de gaz comprimé (même vide) et d'autant plus quand il est écrit oxygène (= danger).


La Travel Frame

La taille de la boîte pose aussi un gros problème lors des plongées à courant. En effet, la Yellow Turtle a plus un coefficient hydrodynamique de boîte à chaussure que d'espadon.


Une des solutions serait donc de lui trouver une nouvelle coque, ou mieux, une nouvelle armature qui permettra à l'ensemble d'être plus hydrodynamique (donc plus compact et logeable dans un sac de plongée) mais également de recevoir n'importe quel bloc afin de pouvoir monter ce que l'on trouvera sur place. Les deux qualités de l'armature seront la compacité et l'adaptabilité.


Un des gros avantage de l'Inspiration est que c'est un modèle de recycleur qui a été très vendu et que beaucoup de sociétés (et de particuliers) fabriquent de nombreuses pièces pour customiser cette machine. Il existe donc souvent une solution correspondant aux besoins de chacun.


Une des solutions possibles s'appelle la Travel Frame qui signifie "armature de voyage". Cette armature présente de nombreux avantages par rapport à la coque d'origine.


  • plus petite (entre dans un sac de sport classique),
  • plus légère (moins de 2 kilos VS 2,5 kilos,
  • meilleur hydrodynamisme,
  • s'adapte à toutes les bouteilles ou presque.

Cette armature est une superbe pièce entièrement fabriquée en inox. Seul la plaque du fond, fait maison, est en alu.


 

La Travel Frame

D'autres armatures existent également, comme un modèle complètement démontable et qui se réduit à un tas de tôle à mettre à plat dans un sac (très pratique pour les voyages). Un autre modèle est quant à lui plus massif et destiné pour les plongées profondes lourdement équipées.


Il existe également des modèles d'armature en carbone qui offre un poids record mais avec un prix en forte hausse. Cependant la mode actuelle est plutôt dans la conception de structures en gros tube d'aluminium anodisé où encore de type PVC ou viendra se loger le canister. Certain bricoleurs fabriquent d'ailleurs leur armature dans un simple tube de gros diamètre pour canalisation d'évacuation d'eau usées.
Attention cependant à l'aluminium car il a tendance à se corroder au contact de l'eau de mer et de l'électrolyse est possible avec d'autres métaux en contact. Même protégé l'anodisation reste souvant fragile et susceptible de s'écailler au moindre choc. L'inox est de loin préférable.


Cette mode des carcasses rondes donne un look de Megalodon apprécié de beaucoup de monde. Malheureusement je n'ai pas souhaité suivre cette mode pour les raisons suivantes :

  • le canister est inséré dans le tube par le dessus et est peu pratique en cas de besoin d'accès rapide au canister,
  • impose de monter une plaque dorsale (inutile avec la frame carré),
  • impose de monter des supports spéciaux pour fixer les blocs (simple sangle de stab sur la frame carré et aucun support particulier),
  • en bref, la frame carré est autosuffisante ce qui n'est pas le cas des armatures taillées dans des tubes.

Nous pouvons aussi trouver la TEK/Travel Frame de Silent Diving (silentdivingdirect.com), la société qui distribue les recycleurs APD aux Etats Unis.


Bref, il existe vraiment une quantité importante de moyens pour custimiser l'Inspiration. A chacun de voir quelle sera la meilleure solution en fonction de ses besoins et de son budget.


Pour information, la Travel Frame présentée ici est vendu 300 euros. Dans mon cas, j'ai trouvé une occasion neuve à 200 euros. Ce qui est bon marché vu la très belle qualité de fabrication.


Pour équiper cette nouvelle armature, il faudra au préalable démonter votre Inspiration avant d'effectuer le remontage dans la Travel frame et dans le bon ordre. Lors du démontage, il ne faudra pas hésiter à prendre quelques notes ainsi que des photos afin de pouvoir effectuer facilement un remontage ultérieur dans la coque d'origine.


Tuyaux et canister montés
La tuyauterieTous les tuyaux et fils électriques

Mais, à priori, il n'y a pas à s'en faire car tout le bloc composé de la barre de distribution en gaz et jusqu'à la tête du canister est démontable en une seul partie. Il y a donc peu de chance de se tromper au remontage.
Il faudra juste désolidariser les deux manomètres de leur premier étage respectif car ceux-ci ne passent pas dans le trou de la partie supérieure de la coque.


Pour le reste, pas de problème, car les tuyaux dédiés à l'O2 et à l'air sont facilement repérables entre eux.


Sur les photos ci-contre vous pouvez voir les étapes successives du démontage et remontage.


En haut dans le texte, la coque d'origine de l'Inspiration dépourvue du harnais et de la stab. Les tuyaux se retrouvent tout seuls sur la coque.

Juste ci-dessus, toute la tuyauterie et les fils électriques regroupés en une seule grosse araignée au sol. Sur la photo, à droite, on retrouve l'araignée montée sur l'armature TF (Travel Frame) avec le canister.


 

La Travel Frame montéeLa Travel Frame montée

Complètement à droite, la stab et le harnais sont venus prendre place sur la TF. Et pour finir, ci-contre, l'ensemble complètement monté sur la nouvelle armature. Les blocs sont maintenus par de simples sangles à boucle de stab. Simple et efficace !


Par rapport à la coque d'origine, où les blocs étaient encastrés, le positionnement est légèrement moins facile car il n'y a plus rien pour les maintenir en place lors du serrage de la sangle. En pratique, il suffit juste de positionner son pied sous le robinet du bloc pour le mettre à bonne hauteur et de serrer la sangle. Il ne reste plus ensuite, que de visser les premiers étages. Donc au final, et avec un peu d'astuce, rien de bien problématique.


Le look final est relativement sympathique et propre. Les tuyaux et fils électriques restent bien regroupés comme avec la coque d'origine. Rien ne dépasse, si ce n'est les 2 blocs de chaque côté.
Mais c'est justement là tout l'intérêt d'avoir des blocs montés dans le vide. Sur la photo, un peu plus haut à droite, on peut voir la différence de montage entre un 3 litres et un 6 litres acier. Le cul du 6 litres n'est pas très esthétique mais n'a cependant rien d'obligatoire.


La grande différence avec le bloc 6 litres se trouve surtout dans la hauteur (dû également au robinet plus long), mais en restant tout à fait acceptable par rapport a l'ensemble.


 

L'Inspiration dans un sac de plongéeL'Inspi dans mon sac de plongée

Sur l'image, ci-dessus et à droite, de la Travel Frame montée, vous pouvez remarquer les 2 sangles noires de portage qui passent au-dessus des tuyaux de la boucle ventilatoire. Elles se trouvent toutes les deux idéalement positionnées et permettent une bonne prise que ce soit par l'avant ou l'arrière du recycleur.


Une fois équipé de sa Travel Frame l'Inspiration (prêt à plonger mais hors blocs) entre facilement dans mon sac de plongée avec les palmes et masque ainsi que tout le petit matériel (parachute/dévidoir, chaussons, cisaille, etc.).


Dans la photo ci-dessus reste juste à mettre la combinaison. Une étanche ne passera pas mais une 7mm semi-étanche pourra faire l'affaire (à la bonne période).


Une fois arrivé dans le club de plongée, il me reste juste à récupérer deux blocs et c'est parti. Les centres de plongée sont rarement équipés de blocs 3 litres, à part peut être ceux qui sont habitués à recevoir des plongeurs recycleurs et encore, par contre des 4 litres ou 6 litres acier se trouvent beaucoup plus facilement, d'où le grand intérêt de l'adaptabilité de l'armature.


 

 

La travel Frame montéeLa Travel Frame montée
La coque à nueLa coque d'origine dépourvue du stab et du harnais
Le stab montéTuyauterie montée avec le stab et le harnais
TF avec un 6 litres acierEssai de montage d'un 6 litres acier
L'armature AliboxL'armature Alibox
TEK Travel Frame de Silent DivingLa TEK travel Frame de Silent Diving
Travel FrameUne Travel Frame d'origine américaine

Ajout d'une quatrième cellule O2 ou double connexion aux 3 cellules existantes


Pour ceux qui utilisent un ordinateur à PpO2 constante l'ajout d'une quatrième sonde pour la gestion de la décompression en temps réel est très tentante. Plutôt que de régler l'ordinateur sur une valeur de pression partielle constante qui vous obligerait à rester conservateur pour éviter l'accident, l'ajout d'une quatrième sonde vous permettra d'optimiser votre décompression en temps réel mais pourra également servir de cellule de secours et/ou de contrôle/comparaison des 3 autres (et inversement). L'ordinateur de décompression étant indépendant des contrôleurs de PpO2 du recycleur, un rapide coup d'oeil de l'un et de l'autre permettra aussitôt de découvrir un éventuel disfonctionnement.


L'autre solution possible est de connecter un ordinateur de décompression de type Shearwater aux 3 cellules existantes. Les cellules seront alors partagées avec le nouvel ordinateur. Ceci est valable autant pour l'électronque Vision que Classic.


Double connection aux cellules existantesDouble connection (coaxiale) aux
cellules existantes (électronique Vision)

Vous pouvez également mixer les deux systèmes en ajoutant une quatrième (voire cinquième) cellule. Deux cellules seront partagées et la quatrième sera uniquement dédiée à l'ordinateur de décompression.


Pour les recycleurs APD, il existe plusieurs fabricants (ou bricoleurs de génie) qui sauront vous proposer un ensemble prêt à monter. Par exemple, Delta P Technology (fabricant du VR3) ou Bean Diving (Add Helium aujourd'hui) ou encore Martin de tecme proposent un support spécial pour fixer une quatrième cellule soit sur la tête du scrubber (Delta P) ou à côté des cellules d'origine (Bean Diving et tecme). Les supports vendus par Add Helium (Bean Diving) et tecme restent mes préférés car il sont beaucoup plus compact et s'adaptent en lieu et place du support d'origine tout en ne prenant que très peu de place supplémentaire (légèrement plus long sauf dans le cas de l'électronique Vision ou le support à la même longueur que celui d'origine). Le support pour électronique Classic accepte même d'accueillir une 5ème cellule (4 avec une électronique Vision). Dans le cas de l'électronique Vision et pour les supports Bean Diving et tecme, les 4 cellules sont alignées sur une seule rangée alors que pour le support électronique Classic les cellules sont montées sur 2 rangées (voir photo ci-contre ou ci-dessous). Ce qui explique une longueur supérieure du support pour ce dernier cas. Aujourd'hui Delta P Technology ne fourni plus son support pour les recycleurs APD et Tecme ne vend que le support pour électronique Vision.


Comparaison supports cellule O2Comparaison des supports de cellule O2
pour électronique Classic

Les deux supports de cellules se composent de deux parties sauf dans le cas de l'électronique Vision ou il est en un seul bloc (comme celui d'origine mais avec 4 trous au lieu de 3). Une partie est fixée de façon solidaire à la tête du scrubber canister, vissée de la même façon que le support d'origine du recycleur, et la seconde partie, selon le modèle, vient soit s'emboîter sur la première par le dessous (Bean Diving pour électronique Classic), soit se visser par le dessus à l'extérieur de la tête du scrubber (Delta P).


La solution Bean Diving (pour électronique Classic) a l'avantage de permettre un démontage plus facile et rapide de l'ensemble des cellules du recycleur car le support est juste emboîté sur la partie solidaire de la tête du scrubber. Cet aspect est très intéressant car, sans outils, vous pouvez accéder rapidement aux cellules pour effectuer un changement ou contrôler les connectiques. Ce dernier point reste surtout valable pour une électronique Classic où les cellules sont difficilement accessibles sans démonter le support. Avec une électronique Vision l'accessibilité des cellules est très bonne d'origine. C'est d'ailleurs une des raisons qui fait que dans le cas de l'électronique Vision un support démontable en deux parties n'a pas d'intérêt et la seconde est qu'au bout du support à cellule il y a le pas de vis pour fixer le cache cellules d'où l'obligation d'avoir un ensemble rigide (en un seul morceau) et qui ne risque pas de se déboiter.


Le câble électrique pour la connexion de la cellule à l'ordinateur est généralement fourni en option. Le câble peut-être équipé, à son extrémité soit d'une prise Molex (Inspiration avec électronique Classic) soit d'une prise SMB ( prise coaxiale pour l'électronique Vision) et côté ordinateur de décompression d'une prise Fischer (existe en 2 et 7 broches).


Dans les 3 cas (Delta P, Bean Diving, tecme), les fabrications sont de bonne qualité et se montent sans problème sur le recycleur.


 

Le support Bean Diving pour l'inspi ClassicLe support Bean Diving pour l'Inspi Classic

 

Cellules dans leur supportLes 4 cellules dans leur support (électronique Classic)

 

Le port cellules pour électronique VisionLe porte 4 cellules pour l'électronique vision

Divers


Marquage de l'embout :


Quelques plongeurs m'ont déjà demandés pourquoi j'avais imprimé sur l'embout de mon recycleur, les sens d'ouverture et de fermeture.
En général ma réponse est très classique : l'âge aidant, il m'arrive quelquefois d'avoir des trous de mémoire. Ce petit marquage est donc une aide précieuse...


Bien sûr que non ! Cette inscription s'adresse, à n'en pas douter, à mon binôme s'il se trouvait dans l'obligation de m'assister.


En recycleur le consensus suivant semble faire l'unanimité : en cas d'assistance et si votre binôme a perdu son embout alors donnez lui le détendeur du Bailout. S'il a toujours l'embout en bouche alors faite une assistance classique comme vous l'avez apprise en circuit ouvert. Dans le premier cas (perte d'embout), pensez tout de même à fermer l'embout du DSV du recycleur pour limiter les entreés d'eau et la perte de flottabilité qui s'en suivra (entre 10 et 15 litres de volume inondable).


Bien qu'un entraînement régulier de votre binôme à l'assistance soit conseillé pour maitriser les spécificités du recycleur, je me suis dit qu'une petite aide serait certainement la bienvenue. D'autant plus que le maniement de l'embout de l'Inspiration n'est pas particulièrement intuitif ni facile. Celui du Draeger Dolphin, avec son levier est plus simple d'utilisation.


Sur les recycleurs APD (comme sur bien d'autres), les deux mains sont obligatoire pour fermer ou ouvrir l'embout, il faut bien serrer la bague de fixation d'un des tuyaux annelés (inspiratoire ou expiratoire) d'une main et tourner l'embout avec l'autre (dans le bon sens, d'où l'intérêt d'avoir un marquage).


En ce qui concerne ce chapitre et pour éviter bien des problèmes lors du passage en circuit ouvert (soit même ou réalisé par un binôme) le plus simple reste de monter une BOV (Bail Out Valve). La BOV est expliquée à la page Recycleur chapitre BOV.


 



Bienvenue
sur le site du
recycleur Inspiration


Dimanche 23 Avril 2017



Site créé le 11 novembre 2004

126 688ème visiteur
Nbre de visiteurs du mois : 1000
Mise à jour site le : 25/03/17



Réalisation et photos
© Pascal Le Bris.
Tous droits réservés.